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Advisory Council on the Status of Women

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2017-03-08: International Women's Day: Be Bold for Change/Journée internationale des femmes : Osez le changement

March is here, spring is around the corner, and on March 8th we celebrate one of my favourite days of the year: International Women’s Day!

This year the theme for IWD is Be Bold for Change. The term bold can be defined as “showing an ability to take risks; confident and courageous; fearless before danger; intrepid.” Alternatively, as girls we could have heard the term bold applied to us when we talked back to our parents: “Don’t be so bold, young lady! Now go to your room!” In this case bold means “impudent or presumptuous.” We may have gotten the message that being bold was not acceptable behaviour for girls.

Canada has a history of bold women. Against much opposition, women suffragists lobbied, protested and demonstrated for many years for women’s right to vote in Canada. In 1917, the first federal votes were granted to women who were in the military or who had relatives in the military. In the provinces and territories, voting rights were won province by province, often beginning with smaller groups of women (such as white women or landowners), with Quebec the last to achieve women’s suffrage in 1940. Canada’s Indigenous women were excluded from both federal and provincial suffrage efforts, and finally gained the right to vote in 1960.

The Famous Five activist women from Alberta took on a bold campaign in 1927 to petition to have women declared “persons” under the law so that they were eligible to be appointed to the Senate. The Canadian Supreme Court turned down the application. Undaunted, the Famous Five took the case to the British Judicial Privy Council and the Canadian ruling was overturned in 1929. Women are legally persons in our country due to the work of the Famous Five bold women.  

In recent years our Indigenous sisters and their allies have shown courage and fearlessness in the demand for an Inquiry into the Missing and Murdered Indigenous Women and Girls in Canada. Last year the Inquiry was finally begun by the federal government, and we all wait for answers to the tragedy of the missing and murdered women and girls and for the families of missing and murdered women to have the support they need through this grim process. 

In Prince Edward Island, groups of bold women lobbied, marched and pressured the government for three decades to make abortion care available again in our province. At the end of 2016, the provincial government established the Women’s Wellness Program at the Prince County Hospital to provide sexual and reproductive health services, including pregnancy termination, for Island women and people of all genders.

We have made much progress towards equality for women. So why do we still need to be bold for change?  Because women in Canada only earned 74 cents for every dollar earned by men in 2014. Because women still bear the burden of more caregiving responsibilities for both younger and older generations. Because women in Canada continue to be victims of gender violence. Because women are not represented equally in our municipal, provincial, or federal governing bodies. Because we can see from our neighbour country to the south that rights can also be lost, as well as gained.

Let us all celebrate our achievements for women’s equality on International Women’s Day! And let us remember to continue to be bold, fearless, courageous, intrepid, take risks, and maybe even be impudent. Don’t worry women and girls – if you are sent to your room, there will be bold women behind you, banging down the door!

Mari Basiletti is the Chairperson of the PEI Advisory Council on the Status of Women.

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Le mois de mars est arrivé, et le printemps est à nos portes. Le 8 mars, nous célébrons une de mes journées préférées de l’année : la Journée internationale des femmes!

Le thème choisi en 2017 est Osez le changement. Le verbe oser signifie « avoir le courage, l’audace de faire quelque chose, prendre des risques, être intrépide, ne pas craindre le danger ». Mais il peut avoir un autre sens. Par exemple, après avoir riposté à leurs parents lorsqu’elles étaient jeunes, certaines femmes ont peut-être entendu une phrase du genre : « Comment oses-tu me parler ainsi, jeune fille! Va dans ta chambre! » En pareil contexte, oser est plutôt synonyme d’impudence et d’effronterie. Et le message alors transmis, c’est qu’oser n’était guère un comportement acceptable pour les filles.

Bien des femmes audacieuses ont osé marquer l’histoire canadienne. Bravant les obstacles, les suffragettes ont exercé des pressions, protesté et manifesté pendant de nombreuses années pour obtenir le droit de vote des femmes au Canada. En 1917, le gouvernement fédéral accorde le droit de vote à certaines femmes, notamment celles qui sont dans l’armée ou qui ont des proches enrôlés. Dans les provinces et les territoires, cependant, le droit de vote a été obtenu progressivement, d’abord pour des groupes restreints (femmes propriétaires ou blanches). Le Québec sera la dernière province à accorder le droit de vote, en 1940. Exclues des campagnes fédérales et provinciales, les femmes autochtones n’auront le droit de vote à leur tour qu’en 1960.

En 1927, cinq militantes de l’Alberta, surnommées les « Célèbres cinq », revendiquent la reconnaissance des femmes comme des « personnes » sur le plan légal, aptes à être nommées au Sénat. Confrontées au refus de la Cour suprême du Canada, les cinq femmes téméraires portent la cause en appel devant le comité judiciaire du Conseil privé britannique. Elles obtiennent gain de cause en 1929. Les femmes sont alors considérées légalement comme des « personnes » au Canada grâce aux vaillants efforts des « Célèbres cinq » qui ont osé défier l’ordre établi.  

Plus récemment, nos consœurs autochtones et leurs alliés ont fait preuve de courage et d’audace en exigeant la tenue d’une commission d’enquête sur les disparitions et les assassinats de femmes et de filles autochtones au Canada. Le gouvernement fédéral a finalement amorcé l’enquête l’an dernier, et nous attendons, tous et toutes, les résultats pour trouver des réponses à cette tragédie. Outre ces réponses, les familles des victimes attendent le soutien nécessaire pour se remettre du deuil. 

À l’Île-du-Prince-Édouard, pendant trente ans, des groupes de femmes ont fait pression sur le gouvernement pour que les soins abortifs soient à nouveau offerts dans notre province. À la fin de 2016, le gouvernement provincial a créé le Programme de mieux-être féminin à l’hôpital du comté de Prince. Ce programme vise à fournir des services de santé sexuelle et reproductive, y compris l’interruption de grossesse, aux femmes de l’Île et aux personnes de tous les genres.

Nous avons donc accompli des progrès considérables vers l’égalité des femmes. Mais pourquoi donc devons-nous encore oser le changement? Parce que pour chaque dollar gagné par les hommes en 2014, les femmes ne gagnent que 74 sous. Parce que le fardeau des responsabilités familiales à l’égard des générations jeunes ou vieillissantes retombe principalement sur les femmes. Parce que les femmes au Canada continuent d’être des victimes de la violence sexiste. Parce que les femmes ne sont pas représentées équitablement dans les organismes municipaux, provinciaux et fédéraux qui nous régissent. Parce qu’à en juger par la situation chez notre voisin du Sud, les droits ne sont pas acquis et peuvent être retirés.

Célébrons ensemble nos réussites pour l’égalité des femmes lors de la Journée internationale des femmes! Et souvenons-nous de continuer à oser, à faire preuve de courage, à être intrépides, à prendre des risques, voire à pousser l’impudence. Avis aux jeunes filles et aux femmes : si l’on vous met au coin ou qu’on vous en bouche un coin pour avoir osé dans le bon sens, sachez que vous avez l’appui d’autres femmes qui oseront frapper à toutes les portes!

Mari Basiletti est présidente du Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Île-du-Prince-Édouard.
  
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