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Advisory Council on the Status of Women

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2017-12-06: Everyone Has a Part to Play in Preventing Violence Against Women / Tout le monde a un rôle à jouer pour prévenir la violence envers les femmes

La version française suit

December 6, 2017

On December 6, 1989, fourteen women who were students at École Polytechnique in Montreal were murdered because they were women. In the days following the Montreal Massacre, vigils were held across Canada to remember the victims and to raise awareness of violence against women. In Charlottetown a crowd of women and men attended the vigil in front of the provincial government buildings. We stood together in solidarity in the frigid December night, our tears mingling with the wax dripping from the candles we held in our numb fingers.

In the immediate aftermath of the Montreal Massacre, we felt a tide of change.  We believed that the time had come to collectively find the way to eliminate violence against women.

Every year since 1989 the PEI Advisory Council on the Status of Women has led a Purple Ribbon Campaign against Violence Against Women, beginning on November 25th. The campaign culminates with a Memorial Service on December 6th to remember the 14 women killed in the Montreal Massacre and the now 10 women on PEI who have been murdered by men since 1989. This year the theme for the Purple Ribbon Campaign is “Don’t stand by. Stand with. Everyone has a part to play in preventing violence against women.”

“Standing with” the women who have experienced gender-based violence means listening to them, believing them, and acting to assist them in getting the help they need. “Standing with” means that we discourage the misogyny that manifests itself through sexist jokes and derogatory language demeaning to women. “Standing with” may mean safely intervening if we witness or suspect acts of violence.

During the past year sexual violence against women has dominated the news headlines. Almost every day we learn about new accusations from women of sexual assault or sexual harassment or both by men. Most of the reports in the headlines are about political leaders, celebrities, movie moguls, comedians, news reporters, and other privileged and powerful men. Many of the men being accused have multiple victims who are now coming forward to name the perpetrators, often after decades of silence.

Recently, women were encouraged to “stand with” other women in solidarity by heading their messages with #metoo on Facebook, Twitter, or other social media to indicate that they, too, had been sexually assaulted or harassed by men in their lives. Within a few days, an astounding number of women and some men began their social media messages with #metoo. Some women described the incidents of sexual assault or harrassment they had experienced; others simply wrote #metoo.

The voices of all these women speaking the truth about sexual harassment and assault again feels like a moment of change, but it is only part of the answer. For real change to occur, we need to remember that everyone has a part to play in preventing violence against women. Men, it is time for you to speak out loudly against gender violence and to work together to eliminate the misogyny and sexism that are the root of that violence. Boys have to learn from their male role models that there is no place for the “boy talk” that demeans and objectifies women. In PEI, the group ManUp has been formed by men to “stand with” Island women in the protest against violence against women. We applaud this and all efforts to prevent and eliminate violence.

Everyone has a part to play in preventing violence against women. Wear a purple ribbon during the Purple Ribbon Campaign. Listen, believe survivors, speak out against misogyny and violence against women. Act and be the change.

Mari Basiletti is the Chairperson of the PEI Advisory Council on the Status of Women.

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Tout le monde a un rôle à jouer pour prévenir la violence envers les femmes


6 décembre 2017

Le 6 décembre 1989, quatorze étudiantes de l’École polytechnique de Montréal ont été tuées en raison de leur sexe. Dans les jours suivant le massacre de Montréal, on a tenu des vigiles partout au Canada pour commémorer les victimes et sensibiliser la population à la violence faite aux femmes. À Charlottetown, femmes et hommes se sont rassemblés devant les édifices du gouvernement provincial. Unis dans la solidarité, nous sommes restés debout par une nuit glaciale de décembre, chandelles allumées, larmes et cire coulant entre des doigts engourdis. 

Immédiatement après le massacre, nous avons ressenti une vague de changement. Nous nous sommes dit qu’il était temps de trouver collectivement des moyens d’éliminer la violence envers les femmes.

Depuis 1989, le Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Î.-P.-É. organise chaque année la Campagne du ruban violet contre la violence faite aux femmes. La campagne est lancée le 25 novembre et se termine le 6 décembre par un service tenu à la mémoire des quatorze femmes abattues lors du massacre de Montréal et des dix femmes qui ont été tuées par des hommes à l’Île-du-Prince-Édouard depuis 1989. Cette année, le thème de la Campagne du ruban violet est « N’en restez pas là. Soyez là. Tout le monde a un rôle à jouer pour prévenir la violence envers les femmes. »

« Être là » pour les femmes qui ont été victimes de violence fondée sur le sexe, ça veut dire les écouter, les croire, les aider à obtenir le soutien dont elles ont besoin. « Être là », ça veut dire détourner la misogynie qui se manifeste dans les blagues sexistes et le langage dérogatoire qui rabaisse les femmes. « Être là », ça peut aussi vouloir dire intervenir de façon sécuritaire lorsque nous soupçonnons des actes de violence ou lorsque nous en sommes témoins.

Au cours de la dernière année, l’actualité a été dominée par la violence sexuelle envers les femmes. Nous apprenons presque quotidiennement de nouvelles accusations portées par des femmes qui ont été harcelées, agressées ou les deux par des hommes. La plupart des incidents rapportés dans les médias visent des leaders de la sphère politique, des célébrités, des nababs du cinéma, des humoristes, des journalistes et d’autres hommes privilégiés et puissants. Dans le cas de nombreux accusés, plus d’une victime se déclarent, et ce, souvent après des décennies de silence.

Récemment, on a encouragé les femmes à exprimer leur solidarité en ajoutant le mot-clic #moiaussi (#metoo en anglais) à leurs messages sur Facebook, Twitter et les autres médias sociaux pour indiquer qu’elles aussi ont été agressées ou harcelées par des hommes au cours de leur vie. En quelques jours, un nombre étourdissant de femmes, sans compter certains hommes, se servaient du mot-clic sur les médias sociaux. Certaines décrivaient leurs expériences d’agression ou de harcèlement sexuel, tandis que d’autres se limitaient au mot-clic, qui en dit déjà long. 

Les voix de toutes ces femmes révélant la vérité sur les agressions et le harcèlement sexuels semblent de nouveau former un moment décisif du changement – mais il ne s’agit là qu’une partie de la réponse. Pour accomplir de réels progrès, nous devons garder en tête que tout le monde a un rôle à jouer pour prévenir la violence envers les femmes. Il est temps pour les hommes de dénoncer haut et fort la violence fondée sur le sexe et de travailler ensemble pour éliminer la misogynie et le sexisme qui en sont la source. Les garçons doivent apprendre de bons modèles masculins que les « propos entre gars » n’ont pas leur place lorsqu’ils rabaissent et objectivent les femmes. À l’Île-du-Prince-Édouard, des hommes ont créé le groupe ManUp pour appuyer les femmes insulaires dans leur lutte contre la violence. Nous applaudissons l’initiative et tous les autres efforts déployés pour prévenir et éliminer la violence.

Tout le monde a un rôle à jouer pour prévenir la violence envers les femmes. Portez un ruban pendant la Campagne du ruban violet. Écoutez les survivantes et croyez-les. Intervenez et prenez position contre la misogynie et la violence faite aux femmes. Soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde.

Mari Basiletti préside le Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Î. P. É.
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